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Ostéopathie et Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)

  • Photo du rédacteur: DB RV
    DB RV
  • 27 févr.
  • 4 min de lecture
Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)
Maladies inflammatoires de l'intestin

Il existe deux types de MICI : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

Ce sont des pathologies inflammatoires de la muqueuse intestinale, d’étiologie inconnue et d’évolution chronique par poussées.

 

Des études scientifiques estiment que ces pathologies seraient dues à une dérégulation du système immunitaire intestinal. Cette dérégulation semble résulter de la combinaison complexe de facteurs environnementaux, associés à une susceptibilité génétique du patient et à la réactivité particulière de son système immunitaire.

 

L’apparition des symptômes se fait chez les jeunes de 15 à 30 ans.

 

En 2021, la France comptait près de 300000 patients atteints de MICI dont 52 % de RCH et 48 % de Crohn.


Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI)
Source : afa Crohn RCH France

1)  Maladie de Crohn

 

Elle peut toucher tous les segments du tube digestif (de la bouche à l’anus)

Dans 95% des cas, on a au minimum une atteinte de l’iléon (partie de l’intestin), du côlon et de l’anus.

La maladie de Crohn évolue par crises entrecoupées de périodes d’accalmie.


Signes cliniques :

  • Diarrhée (90% des cas) : selles abondantes et impérieuses

  • Rectorragies (saignements du rectum)

  • Douleurs abdominales (80 % des cas) selon localisation des lésions.


Autres signes :

  • Signes généraux : fièvre légère, asthénie, amaigrissement

  • Signes extra-digestifs : atteinte articulaire (arthralgie ou arthrite), atteinte oculaire inflammatoire (uvéite, iritis), atteinte cutanée (érythème noueux), atteinte hépatique (cirrhose), atteinte urinaire (lithiase urinaire), atteinte génitale (sténose tubaire).


Complications possibles :

  • Occlusion intestinale ++

  • Hémorragie : rectorragie, méléna

  • Perforation

  • Fistules

  • Carence nutritionnelle avec amaigrissement

  • Cancer du colon

  • Abcès digestif.


2)  La RCH : rectocolite hémorragique


À la différence de la maladie de Crohn, la localisation de la RCH est restreinte et n’atteint que le côlon et le rectum.

 

Comme la maladie de Crohn, la RCH évolue par crises (poussées) avec périodes de rémissions mais les symptômes sont légèrement différents.


Signes cliniques :

  • Diarrhée glaireuse ou afécale (sans matière)

  • Rectorragie

  • Douleur abdominale avec ténesmes ou épreintes (contractions qui donnent envie d’aller à la selle sans qu’il y ait de selles).


Autres signes :

Ce sont les même que pour la maladie de Crohn.

 

Complications possibles :

  • Cancer du colon

  • Hémorragies

  • Occlusion

  • Perforation

  • Abcès.


3)  Diagnostic et traitement des MICI


Le diagnostic d’une MICI se fait par coloscopie ou endoscopie digestive associé à une biopsie.

 

Un examen biologique permet également de rechercher les facteurs d’inflammation (VS, CRP) et de constater des carences en Vitamine B12, D etc…

 

Il n’y a pas pour l’instant de traitement curatif. Le traitement médical des MICI se fait par :

 

  • Corticoïdes lors des poussées

  • Traitement de fond immunosuppresseur

  • Traitement chirurgical en cas de complication.

 

Responsable de la digestion des nutriments, l'intestin constitue l’un des piliers du système immunitaire, abritant 70 % des cellules immunitaires de l’organisme. L’immunité est étroitement liée au microbiote intestinal.

 

La composition de la flore intestinale humaine comprend principalement des bactéries, avec des probiotiques bénéfiques comme Lactobacillus et Bifidobacterium, ainsi que d'autres types bactéries comme E. coli et des champignons et des levures en petite quantité.

 

Les MICI nécessitent un suivi pluridisciplinaire comprenant une surveillance médicale régulière, un suivi diététique et un accompagnement secondaire par de la thérapie manuelle (ostéopathie, acupuncture) et gestion du stress (sophrologie, méditation, psychanalyse…).


4) Apport de l’ostéopathie


L’ostéopathie s’intègre dans une approche pluridisciplinaire des MICI en complément d’un suivi médical et diététique. Une collaboration entre l’ostéopathe et le gastro-entérologue est recommandée pour une prise en charge optimale.

 

Dans le cadre du suivi du patient atteint d’une MICI, l’ostéopathe peut en complément d’un traitement allopathique intervenir :

 

  • En phase aiguë (hors présence de fièvre ou autres drapeaux rouges)

  • En phase de rémission

  • En phase post-chirurgicale.

 

En absence de drapeaux rouges ou contrindications, toutes les techniques ostéopathiques peuvent être abordées dans le suivi de patients MICI. Deux types de techniques sont spécialement indiquées : 

 

  • L’ostéopathie viscérale, un type de technique ostéopathique qui se concentre sur les organes internes, notamment ceux du système digestif. Par des manipulations douces de l’abdomen, l’ostéopathe identifie les zones de tension et de blocage qui perturbent le bon fonctionnement de l’intestin grêle, côlon, rectum, etc. En libérant ces tensions, il favorise une meilleure motilité du tube digestif et aide à relancer le transit.

 

  • Les techniques cranio-sacrées se concentrent sur le rythme du liquide céphalorachidien (LCR) qui entoure le cerveau et la moelle épinière. Ces techniques aident libérer les restrictions dans les os crâniens et la colonne vertébrale, ce qui peut avoir un impact positif sur le nerf vague et sa capacité à communiquer avec le système digestif.

 

Les effets de l’ostéopathie ont été testés via des études dont :

 

  • Une étude publiée dans le Journal of Clinical Gastroenterology s'est penchée sur l'effet de l'ostéopathie chez des patients atteints de maladie de Crohn. Les résultats ont montré que l'ostéopathie réduisait significativement la douleur, la diarrhée et l'inflammation, améliorant ainsi la qualité de vie des participants.



Livres conseillés

  • Le charme discret de l’intestin – Giulia Enders

Le charme discret de l’intestin – Giulia Enders
Le charme discret de l’intestin – Giulia Enders
  • Ma Crohn de vie – Juliette Mercier


Ma Crohn de vie – Juliette Mercier
Ma Crohn de vie – Juliette Mercier

Sources de l'article


  • Santé publique France : Article Publié le 23 avril 2019, mis à jour le 8 novembre 2022



  • Observatoire national des MICI : Publié en Août 2024


  • Haute Autorité de Santé (HAS) : Publication du 11juin 2019


  • Haute Autorité de Santé (HAS) : Publication du 24 juillet 2019

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